domingo, 28 de junio de 2009

De la révolution au mercenariat. Les Moudjahidin perdus

De la révolution au mercenariat
Les Moudjahidin perdus
par Paul Labarique

Issus de la résistance armée à la dictature du shah d’Iran, les Moudjahidin du peuple ambitionnaient une révolution islamique et sociale, mais furent écartés par l’ayatollah Khomeiny. D’alliances objectives en compromis douteux, puis en trahison certaine, ils devinrent le bras armé de Washington contre leur propre peuple. Responsables d’attentats dans une quinzaine de pays contre les intérêts iraniens et ayant participé aux pires exactions du régime de Saddam Hussein, ils sont aujourd’hui considérés comme une organisation terroriste, mais bénéficient du soutien des faucons états-uniens.


Maryam Radjavi

L’Organisation iranienne des Moudjahidin du peuple a été créée par des musulmans progressistes, en 1965, pour renverser la dictature de Mohammed Rezâ Pahlavi. Celui-ci, aidé par le MI6 britannique et la CIA états-unienne, avait mit fin, en 1953, au gouvernement socialiste de Mohammad Mossadegh qui entendait nationaliser les ressources pétrolières et redistribuer les richesses au peuple. Il avait consolidé son pouvoir personnel grâce à une terrible police politique, la Savak, étroitement encadrée par les services anglo-saxons [1]. Plus de cinq cent milles personnes furent arrêtées et emprisonnées entre 1957 et 1978, tandis que des milliers d’opposants étaient victimes de tribunaux d’exception, de tortures et d’exécutions sommaires. Dans son rapport annuel de 1975, Amnesty International écrivait : « Aucun pays au monde n’a de bilan pire que l’Iran [du shah] en matière de Droits de l’homme ».

Pendant cette période, les Moudjahidin du peuple développent une guérilla urbaine, tout comme les Fedayins du peuple, qui sont eux de véritables marxistes-léninistes. Les deux partis subissent en retour une répression féroce. Lors du renversement du shah, ils sont donc trop affaiblis pour pouvoir jouer le rôle politique dont ils rêvent. C’est le clergé, mobilisé derrière l’ayatollah Ruhollâh Khomeiny, qui prend les rênes du pouvoir en février 1979. Celui-ci, intronisé officieusement par Washington [2], s’appuie sur un soutien populaire mésestimé pour lancer une importante révolution sociale et, très rapidement, rompre avec ses soutiens états-uniens.

Iran, 1979. Les Moudjahidin écartés de la Révolution islamique

Symboliquement, Khomeiny nomme à la tête du gouvernement provisoire Mehdi Bazargan, qui a été incarcéré à quatre reprises sous l’Ancien régime pour son opposition au shah. L’Iran connaît alors un vaste mouvement d’épuration et de répression des royalistes et des policiers de la SAVAK, mais aussi une profonde révolution sociale, inspirée tout autant de 1789 et 1917 que du Coran. De nombreuses richesses sont nationalisées (banques, compagnies d’assurances, grands complexes industriels). Les grands domaines agricoles sont occupés de façon « sauvage » par les paysans sans terre, et des « conseils ouvriers » sont élus et prennent le contrôle des usines. Soutenu par les Moudjahidin du peuple, Mehdi Bazargan, digne représentant du Bazar, le mouvement socialement conservateur prônant la libéralisation des échanges, se retrouve en porte-à-faux face au glissement toujours plus à gauche de la révolution et aux mutations accélérées de la société iranienne. Vite discrédité, il quitte le pouvoir au moment de la « deuxième révolution » initiée par l’imam Khomeiny dont l’objectif est de mettre fin à l’ingérence étrangère, principalement états-unienne, dans le pays.

Sur la base de documents récupérés dans les archives secrètes de l’ambassade des États-Unis à Téhéran, occupée à partir de novembre 1979 par des « étudiants islamiques », de nombreux hommes politiques et même des partis réputés « pro-occidentaux » sont menacés par le pouvoir iranien, tels que Amir Entezam, ancien vice-Premier ministre, Hassan Nazih, ancien directeur de la National Iranian Oil Company, Rahmatollah Mognadam-Maraghi, chef du Parti radical et l’ayatollah Chariat Madari, considéré comme un libéral de droite. Au final, le clergé chiite rejoue une partition déjà connue de l’histoire iranienne : asseoir son pouvoir en se faisant le champion de la cause nationale contre l’exploitation étrangère. De facto, son opposition, qu’elle soit royaliste ou d’une autre faction révolutionnaire, se trouve en position d’allié objectif des États-Unis. Dans ce contexte, les Moudjahidin, qui sont devenus un parti de masse capable de rassembler à Téhéran 150 000 partisans et sympathisants, en juin 1979, prennent leur distance avec le comportement des étudiants islamiques, bien qu’ayant salué au départ la prise de l’ambassade états-unienne. Sous la houlette de leur leader Massoud Radjavi, ils se dressent contre l’imam Khomeiny qui, en retour, stigmatise avec virulence dans ses discours les « islamo-marxistes ». Dans le même temps, les autres mouvements d’opposition que sont les Fedayins du peuple et le Parti démocratique kurde (PDK) subissent de violentes dissidences internes : les premiers adoptent une ligne politique « anti-impérialiste » comparable à celle du parti communiste iranien Toudeh, tandis qu’au sein du PDK, « une fraction, celle-là minoritaire, s’est séparée de la majorité, dirigée par M. Abdel Rahman Ghassemlou, en l’accusant de collaborer avec l’Irak et l’OTAN » [3]. Peu à peu, les Moudjahidin du peuple incarnent la principale formation d’opposition au pouvoir en place à Téhéran en prônant un État islamique sans la mainmise de l’appareil clérical sur le pouvoir. Se fondant sur une interprétation « socialiste » du Coran, ils développent « une vision autogestionnaire de l’organisation politique de la communauté islamique » qui « doit devenir son propre "imam" » [4]. Le pouvoir est donc exercé à la base, et non pas par la classe des théologiens.

France, 1981. Massoud Radjavi se réfugie à Paris, rapprochement avec les États-Unis

En raison de cette opposition idéologique forte, les Moudjahidin ne sont pas représentés ni au Conseil de la révolution, ni au sein du gouvernement provisoire de Mehdi Bazargan. Ils subissent la censure des médias à l’encontre de leurs activités et déclarations, tandis qu’une répression à peine voilée du mouvement contraint ses membres à militer dans une semi-clandestinité. La prise de contrôle de tous les postes de pouvoir par le Parti de la République islamique (PRI) soutenu par Khomeiny et dirigé par l’ayatollah Behechti accélère la marginalisation politique des Moudjahidin. Le déclenchement en septembre 1980 de la guerre Iran-Irak par les troupes de Saddam Hussein, poussé par Washington et ses alliés atlantistes, rend la situation intérieure encore plus tendue. Le président iranien, Bani Sadr, adversaire du PRI, est menacé et les religieux craignent qu’il ne s’allie avec les Moudjahidin. En mars 1981, de violents affrontements à l’université de Téhéran voient les partisans du président être rejoints par des membres du mouvement de Massoud Radjavi, contre des hommes de main du PRI. Le conflit au sommet de l’État tourne à l’avantage des théocrates, qui destituent le président Bani Sadr, le 10 juin 1981. Celui-ci se réfugie dans la clandestinité, tandis que les Moudjahidin se font menaçants. Le 28 juin 1981, un attentat, qui leur est attribué, décime les dirigeants du PRI, tuant l’ayatollah Behechti ainsi que quatre ministre, six ministres adjoints et le quart du groupe parlementaire du PRI. Dans la foulée le mouvement subit une vague d’arrestations, des militants de gauche, dont de nombreux Moudjahidin, sont exécutés, tandis que de multiples attaques armées sont lancées contre le régime. Massoud Radjavi se réfugie à Paris, avec le président Bani Sadr, en juillet 1981. François Mitterrand vient juste d’accéder à la présidence de la République.

Alliés objectifs de la France et des États-Unis, les Moudjahidin du peuple vont perdre tout soutien populaire en Iran et commencer leur lente dérive. Ils deviennent le bras armé de « l’Occident » face au régime islamique, dans la « guerre » [5] que vont se livrer Paris et Téhéran autour du règlement du contentieux Eurodif. L’Iran avait en effet accepté, en1974, de prêter un milliard de dollars à la France, par l’intermédiaire du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Cette somme devait servir à construire une nouvelle centrale nucléaire à Pierrelatte. En échange, l’Iran se voyait ouvrir le capital d’Eurodif, où elle détenait une minorité de blocage. De plus, Téhéran obtenait l’accès à 10 % de l’uranium enrichi produit à Pierrelatte et pouvait ainsi envisager d’accéder au statut de puissance nucléaire. La France, qui avait signé cet accord avec l’Iran du shah, refuse de l’honorer une fois l’ayatollah Khomeyni au pouvoir. Celui-ci va donc exercer une importante pression sur Paris pour obtenir satisfaction, en multipliant les attentats, les assassinats ciblés et les échanges de prisonniers [6].

Les Moudjahidin du peuple permettent, à l’inverse, à la France et aux États-Unis de frapper des cibles sur le sol iranien. Devenus des mercenaires, ils trahissent leur pays et soutiennent l’Irak dans le conflit sanglant qui l’oppose à la République islamique. Ils vont même jusqu’à installer sur les terres de Saddam Hussein leurs principaux centres d’opération, en 1987.

Mais la multiplication des attentats iraniens sur le sol français pousse Paris, et notamment le gouvernement de Jacques Chirac intronisé en mars 1986, à négocier avec Téhéran. Officiellement, les Moudjahidin du peuple vont alors servir de monnaie d’échange entre les deux pays pour la libération des otages français au Liban. En réalité, ils subissent surtout les dommages collatéraux des négociations franco-iraniennes autour de la coopération nucléaire, comme étape intermédiaire pour une « normalisation » des relations diplomatiques. Ils servent donc d’écran de fumée pour empêcher que soient révélés les réels enjeux des négociations. Mais les conséquences qui vont les frapper sont bel et bien réelles.

Irak, 1986. Alliance avec Saddam Hussein en guerre contre l’Iran

Ainsi, en juin 1986, le chef des Moudjahidin du peuple, Massoud Radjavi, est expulsé de Paris vers Bagdad, à la grande satisfaction des responsables iraniens, tels que Ali Ahani, directeur pour l’Europe et l’Amérique au ministère des Affaires étrangères iranien [7]. Il ne s’agit pourtant pas là d’une bonne nouvelle pour Téhéran, puisque le leader des Moudjahidin signe, peu après, un accord avec Saddam Hussein. L’organisation continue ses actions terroristes sur le sol iranien, assassinant, en février 1987, un responsable provincial chargé de l’éducation, Ali Iranmanesh [8]. Trois jours plus tard, l’Irak renonce pour deux semaines à bombarder les villes iraniennes quotidiennement attaquées jusque-là par les chasseurs bombardiers irakiens. Selon un communiqué officiel, cette décision a été prise suite à la demande formulée par le chef des Moudjahidin, Massoud Radjavi, auprès du président Saddam Hussein, « au nom des masses iraniennes et de leurs forces militant contre le régime iranien » [9]. Un tel recours aux Moudjahidin pour justifier une trêve avait déjà eu lieu, en juillet 1985, en invoquant « une demande formulée par M. Radjavi ».

États-Unis, 1987. Fracture au sein de la classe politique sur l’utilisation des Moudjahines


Malgré l’engagement militaire des Moudjahines iraniens aux côtés de l’Irak contre leur propre pays [10], ils seront, dans les mois qui suivent, lâchés par la France et des États-Unis. En avril 1987, le porte-parole du département d’État, Charles Edgar Redman, affirme qu’il « ne voit pas de raison » de soutenir un mouvement qui « prône la violence » et a « une longue histoire de terrorisme ». Il ressort à cette occasion l’épisode selon lequel les Moudjahidin auraient « assassiné au moins six Américains » lors des années d’opposition au shah, et souligne qu’ils ont réalisé un certain nombre d’actes terroristes en Iran, notamment des attentats à la bombe en juin et août 1981 qui ont fait « beaucoup plus de cent victimes ». Le 22 avril 1987, le département d’État états-unien annonce dans la continuité « que ses récents contacts avec des représentants de cette organisation ne représentent pas un changement dans la politique américaine à l’égard du terrorisme » [11].

En août 1987, alors que cinquante-deux membres du Congrès états-unien demandent au secrétaire d’État, George Schulz, de soutenir les Moudjahidin du peuple dans leur lutte contre le régime de l’imam Khomeiny, Phyllis Oakley, porte-parole du département d’État affirme que si les « États-Unis déplorent les excès du régime Khomeiny (...), ils n’approuvent pas pour autant l’usage de la terreur et de la violence par des groupes d’opposition », préparant le terrain à une réponse négative de la part de la diplomatie états-unienne [12].

France, 1987. Expulsion de Moudjahidin par le gouvernement Chirac, opposition des socialistes

En décembre, c’est la France, par la voix de son ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, qui fait expulser plusieurs dizaines d’opposants iraniens au régime de Téhéran, et notamment des membres des Moudjahidin du peuple. Le Premier ministre, Jacques Chirac, déclare : « L’Iran est irrité à juste titre par l’abus du droit d’asile de la part d’un certain nombre de réfugiés iraniens ». Le porte-parole des Moudjahidin met directement en cause les négociations secrètes entre Paris et Téhéran : « Le gouvernement français est en train de payer, pour ses otages, une lourde rançon aux tortionnaires de Khomeiny et à son régime chancelant. La résistance iranienne et le peuple d’Iran n’oublieront pas ces actes inamicaux (...). Nous payons le prix d’un marchandage qui n’honore personne, ni la France, ni l’Iran. » [13].

FOTO:Mgr Jacques Gaillot et Maryam Radjavi.


La décision des autorités françaises suscite de nombreuses réactions d’indignation de la part d’associations ou d’hommes politiques souhaitant prendre la défense des Moudjahidin. C’est le cas du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), qui demande à connaître les motifs de la mesure d’expulsion ainsi que des précisions sur les personnes concernées [14]. La CIMADE, France Terre d’Asile, le GISTI et la Ligue des Droits de l’Homme protestent. Trois avocats, Mes Henri Leclerc, Jean-Philippe Mignard et Francis Teitgen dénoncent la « vassalisation de notre droit aux volontés de l’ayatollah Khomeiny », tandis que Jack Lang s’enflamme : « Honte à Pasqua. Honte au gouvernement Chirac qui, par ce geste indigne, renie le droit d’asile et pactise avec la dictature de Khomeiny » [15]. Lionel Jospin, alors premier secrétaire du Parti socialiste, évoque une expulsion « brutale » et demande des explications au gouvernement [16]. Le député socialiste, Louis Mexandeau, attaque Charles Pasqua dans l’hémicycle : « Vous avez payé aux autorités iraniennes un pourboire ou un acompte en monnaie iranienne : l’unité de compte est le réfugié iranien ou kurde ! » La réponse du ministre de l’Intérieur est cinglante : « C’est votre droit, M. Mexandeau, de vous déclarer solidaire des Moudjahidin du peuple qui, aujourd’hui, combattent le régime de Khomeiny, comme ils l’ont aidé hier à prendre le pouvoir. Vous aurez du mal à les présenter comme des démocrates authentiques et on peut imaginer quel régime s’instaurerait en Iran s’ils prenaient le pouvoir, mais ce n’est pas mon problème. Mon problème, c’est que, en tant que ministre de l’Intérieur, je ne puis tolérer que l’on se livre sur notre sol à des opérations, à un chantage et à des menaces tendant à faire régner la terreur dans une autre partie de la communauté iranienne » [17].


Cette levée de boucliers de la part de la Mitterrandie amène à s’interroger sur les rapports qu’elle entretient, depuis 1981, avec l’organisation iranienne. [18]. Elle est relayée, sur la scène internationale, par de violentes critiques de la part de parlementaires britanniques, états-uniens et italiens [19]. Margaret Thatcher, alors Premier ministre britannique, s’inquiète même publiquement de ce qui pourrait apparaître comme une « prime » aux preneurs d’otages. [20]. Jacques Chirac y répond en affirmant que la France refuse de transiger avec l’Iran et en démentant avoir payé une rançon pour le retour des otages Jean-Louis Normandin et Roger Auque, mettant « au défi » ceux qui disent le contraire, notamment « dans la presse anglo-saxonne, pour des raisons précises qui n’ont pas changé depuis Lawrence d’Arabie » [21].
Le président François Mitterrand va d’ailleurs révéler sa position en janvier 1988, en apportant officiellement son soutien aux réfugiés iraniens, au terme d’une rencontre avec Jean-Pierre Hocké, haut-commissaire au réfugié, qu’il assure de son « plein soutien ». Dans le même temps, Danielle Mitterrand reçoit « longuement les familles des réfugiés iraniens expulsés » et se rend, en tant que présidente de l’association France-Libertés, sur les lieux mêmes où les opposants iraniens font la grève de la faim [22]. La presse rappelle alors avec délectation que Charles Pasqua avait lui-même signé en juillet 1985, en tant que sénateur, un texte de soutien aux Moudjahidin du peuple de Massoud Radjavi.


Autre sujet d’interrogation, la destination choisie pour les expulsés : ceux-ci sont envoyés vers le Gabon, une décision prise à Antibes, lors du sommet franco-africain, au terme de négociations entre Jacques Foccart, alors conseiller de Jacques Chirac pour les affaires africaines, et le président gabonais Omar Bongo, en présence du général Imbot, directeur de la DGSE [23].
Des opposants iraniens continuent néanmoins de résider en France, notamment Chapour Bakhtiar, le dernier chef du gouvernement impérial, et Abolhassan Bani Sadr, l’ancien président de la République islamique [24].
Finalement, sept des quinze expulsés sont rapatriés en France, au terme d’une campagne de mobilisation internationale, relayée par la presse, non seulement en France, mais aussi aux États-Unis et au Royaume Uni [25].


Irak, 1991. Répression des chiites et des kurdes pour le compte de Saddam Hussein


La répression de l’Iran envers les Moudjahidin engagés aux côtés des forces irakiennes ne faiblit pas. En août 1988, lors d’une offensive dans le centre-ouest de l’Iran, ils perdent plus d’un millier d’hommes tandis que sept personnes sont exécutées à Batharan pour avoir « collaboré avec les membres de ce mouvement qui avaient envahi la région » [26]. De nombreux prisonniers politiques sont également exécutés début 1989 et Kassem Radjavi (frère de Massoud) est assassiné à Genève, le 24 avril 1990.
Repliés sur eux-mêmes, les Moudjahidin sont devenus une sorte de secte militaire, placée sous l’autorité d’un couple tout-puissant, les Radjavi, secondé par un groupe de femmes sans pitié. Ils sont entre 6 000 et 8 000 vivant en communauté dans des bases fermées, installées en plein désert. En 1991, à l’issue de la Guerre du Golfe, l’Irak de Saddam Hussein, laissé exsangue mais debout par les États-Unis, doit réprimer la révolte des chiites et des kurdes contre le gouvernement ba’assiste. Pour cette opération, Saddam Hussein pourra compter non seulement sur la passivité des États-Unis (qui ont laissé les hélicoptères irakiens décoller alors même que l’espace aérien devait être verrouillé), mais aussi sur le fanatisme des Moudjahidin devenus exécuteurs des basses œuvres de son régime. Le New York Times relate ainsi le témoignage de Karim Haghi, ancien garde du corps de Massoud et Maryam Radjavi, selon lequel « on nous a expliqué que si ces révoltes parvenaient à renverser Saddam Hussein, ce serait la fin de notre mouvement. (...) Maryam Radjavi nous a conseillé de les tuer avec des tanks afin de garder nos balles pour d’autres opérations. » [27].
Le 5 avril 1993, des ambassades ou des institutions iraniennes sont la cible d’attentats dans 13 pays. Ils sont attribués aux Moudjahidin, qui n’ont pourtant pas la capacité opérationnelle des les perpétrer tous simultanément. La presse de l’époque présente cette action de grande ampleur comme une riposte à un bombardement d’un camp des Moudjahidin en Irak. Il est plus probable qu’il s’agisse d’une opération plus complexe : pour empêcher l’Argentine d’acquérir de nouvelles technologies nucléaires israéliennes, Téhéran aurait commandité au Jihad islamique un attentat contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, le 17 mars, faisant 29 morts et 200 blessés. En rétorsion, Tel Aviv aurait commandité aux Moujahidines du peuple des attentats contre des ambassades iraniennes.

France, 1993. Expulsion pour protéger « les intérêts supérieurs de l’État »

En novembre 1993, la présence sur le sol français de la femme de Massoud Radjavi suscite une crise diplomatique entre la France et l’Iran. Le mouvement des Moudjahidin continue d’être violemment combattu par la République islamique, tandis que l’organisation réalise des opérations de représailles sur place, tel que la destruction de onze oléoducs en juin 1993, en réponse à l’assassinat de l’un de ses membres à Karachi, au Pakistan [28]. Téhéran appelle à l’expulsion immédiate de Maryam Radjavi, le 9 novembre, et le même jour, l’ambassade de France et les locaux d’Air France à Téhéran sont visés par deux attentats, faisant deux blessés légers. Ils sont revendiqués par le « Hezbollah du sud de Téhéran ». Peu de temps après, le ministre turc de l’Intérieur annonce l’expulsion des Moudjahidin du peuple et des opposants kurdes iraniens se trouvant dans son pays. La donne a changé, et le mouvement iranien n’y a plus sa place. Comment comprendre autrement le refus opposé par le gouvernement d’Édouard Balladur à l’extradition vers la Suisse de deux Iraniens soupçonnés d’avoir assassiné Kazem Radjavi sur le sol helvétique ? La raison invoquée est lapidaire : il s’agit, selon le gouvernement, de protéger « les intérêts supérieurs de l’État ». On découvre à cette occasion, la dérive sectaire de l’organisation : pour « tenir » les membres en exil en Occident, les Radjavi les contraignent à confier leurs enfants à d’autres membres, situés dans d’autres pays.


Les États-Unis eux-mêmes prennent leurs distances. Après avoir fait ressurgir le spectre des six ressortissants états-uniens assassinés par l’organisation du temps du shah, les autorités accusent Razi Ahmed Youssef, un des auteurs présumés de l’attentat de 1993 contre le World Trade Center, d’être également responsable de l’attentat contre le mausolée de l’imam Reza en Iran, le 20 juin 1994, qui avait fait vingt-cinq morts et soixante-dix blessés. Une action attribuée aux Moudjahidin du peuple par Téhéran. En juin 1995, c’est au tour de l’Allemagne de refuser à Maryam Radjavi l’entrée sur son territoire pour un meeting d’opposants iraniens à Dortmund [29]. L’Iran profite de l’embellie diplomatique pour s’attaquer frontalement aux Moudjahidin : en mai 1995, ce sont deux dirigeantes du mouvement qui sont assassinées à Bagdad. En juillet, Téhéran bombarde la principale base militaire de l’organisation et fait tuer trois membres du mouvement à Bagdad. L’Iran réclame en parallèle à Saddam Hussein qu’il lui livre Massoud Radjavi, toujours présent sur le sol irakien. Le 31 juillet, deux attentats attribués aux Moudjahidin secouent Téhéran, non loin du siège de l’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak, un mouvement d’opposition chiite au régime de Bagdad.

1997. Rapprochement pétrolier Iran-États-Unis, les Moudjahidin déclarés « terroristes »

En 1997, le département d’État états-unien de Madeleine Albright place la branche politique du mouvement, le Conseil National de Résistance Iranienne, sur sa liste des organisations terroristes. D’après une note d’information du Parlement australien, les attentats perpétrés en 1992 contre des ambassades iraniennes à l’étranger et attribués aux Moudjahidin auraient beaucoup pesé dans la décision de Washington. La décision survient dans le cadre d’une tentative de rapprochement irano-états-unienne sur fonds d’intérêts pétroliers. D’après Le Figaro, l’Iran est à l’époque le principal bénéficiaire de plusieurs contrats signés par Total et par Shell, que l’administration Clinton souhaite laisser passer sans appliquer les sanctions extra-territoriales votées en 1996 par le Congrès : face à celui-ci, écrit le quotidien français, « les ténors du lobby pétrolier, tel l’ex-secrétaire d’État James Baker, sont peut-être en train d’imposer leur vue : dans la course au pétrole et au gaz de la Caspienne, les compagnies américaines traînent la loi D’Amato-Kennedy comme un boulet » [30]. La même année, l’accession à la présidence de Mohammad Khatami, plutôt apprécié par Washington, est considérée comme un camouflet pour les Moudjahidin, qui appelaient au boycott du scrutin.
Lâchée par leurs appuis extérieurs, les Moudjahidin n’abandonnent pas le combat. En 1998, ils revendiquent l’attentat contre le Tribunal révolutionnaire de Téhéran et l’attaque manquée du quartier général des Gardiens de la Révolution. En août, ils assassinent Assadollah Ladjervardi, ancien procureur des tribunaux révolutionnaires et ex-directeur de la plus grande prison d’Iran. En 1999, c’est le siège du ministère des Renseignementsquiest visé par une attaque au mortier, puis le général Ali Sayad Chirazi qui est assassiné en avril. En juin, l’Iran réplique en tirant trois missiles sol-sol de longue portée sur une des bases des Moudjahidin située sur le sol irakien, à 110 kilomètres au nord de Bagdad. Téhéran peut compter, dans sa lutte, sur le soutien de la France : lors de la visite du président Khatami à Paris, en octobre 1999, les autorités françaises déploient un important dispositif de sécurité et procèdent même à des opérations de police contre les opposants iraniens, en gage de bonne volonté. Une démarche qui suscite cette réaction indignée de Me Henri Leclerc, président de la Ligue des droits de l’homme. Selon lui, l’action contre les Moudjahidin est à mettre en parallèle avec l’arrestation de manifestants tibétains et de membres de Reporters sans frontières lors de la visite officielle du président chinois, Jiang Zemin. Il ajoute même :« L’Iran est l’un des pires régimes du monde pour les atteintes aux libertés » [31].

Irak 2003. Promesses non-tenues des États-Unis à l’Iran


Devenus inutiles en eux-mêmes, les Moudjahidin vont à nouveau devenir une monnaie d’échange diplomatique permettant à l’Iran de refaire surface sur la scène internationale. En mars 2002, Téhéran conclut ainsi un accord avec Ankara : la République islamique place le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) sur sa liste des organisations terroristes, tandis que la Turquie fait de même avec les Moudjahidin du peuple [32]. Les deux pays procèderont par la suite à des échanges de prisonniers appartenant aux deux mouvements, en gage de coopération. Les États-Unis eux-mêmes vont collaborer avec l’Iran sous couvert de « guerre au terrorisme ». Malgré les démentis des officiels iraniens, plusieurs diplomates occidentaux font ainsi part, en décembre 2002, de la participation de leur pays au renversement du régime des Talibans afghans, honnis par Téhéran [33]. Selon ces diplomates, l’Iran aurait été jusqu’à communiquer aux responsables états-uniens des informations sur le programme d’armement chimique irakien, lors d’une rencontre tenue secrète à Paris. Les États-Unis auraient de leur côté cherché à s’assurer de la coopération de l’opposition chiite irakienne après l’invasion du pays. En échange de ces garanties, Washington se serait engagé à éliminer la menace des Moudjahidin du peuple [34]


Effectivement, le 15 avril 2003, les forces de la Coalition bombardent, dans le pays nouvellement conquis, les bases des Moudjahidin du peuple. Cependant, il semble bien que ni l’Iran, ni les Etats-Unis, n’aient décidé d’honorer, au final, leurs engagements initiaux. La minorité chiite en Irak apparaît en effet bien plus active que ne le souhaiterait l’administration états-unienne et a, en conséquence, été la cible de plusieurs attentats meurtriers. Par ailleurs, l’armée états-unienne aurait, avant d’attaquer les camps d’entraînement des Moudjahidin, averti les occupants de quitter les lieux afin d’éviter toute perte. Mieux, le 22 avril, les forces de la Coalition signent un cessez-le-feu avec l’organisation, une initiative saluée par Massoud Radjavi [35] et violemment critiquée par Téhéran.


États-Unis, 2003. Les faucons aux côtés des Moudjahidin

C’est que l’organisation compte de nombreux soutiens aux États-Unis, particulièrement dans les rangs des faucons prêts à s’allier avec quiconque pourrait participer au renversement du régime iranien. Un article de Newsweek de septembre 2002 faisait ainsi état d’un rapport des services états-uniens consacré aux liens de Saddam Hussein avec des organisations terroristes. Il n’y était fait aucune référence à Al Qaïda, mais bien aux Moudjahidin du peuple, ce qui n’a pas manqué de plonger dans l’embarras les responsables états-uniens dont certains sont connus pour en être des sympathisants [36]. Sa façade états-unienne, le Conseil national de résistance iranien, qui a son siège à Washington dans les locaux du National Press Building, a pourtant elle aussi été placée sur la liste des organisations terroristes en 1999 par le département d’État. D’après Newsweek, le mouvement bénéficierait du soutien de plus de deux cents membres du Congrès, mais aussi de celui de l’actuel secrétaire à la Justice, John Ashcroft. Lors d’une manifestation du mouvement devant l’ONU, pour protester contre un discours du président Khatami, John Ashcroft et Chris Bond, tous deux républicains du Missouri, avaient rédigé un communiqué de solidarité avec les Moudjahidin, lu et acclamé en public à cette occasion. Une photographie de John Ashcroft figure également dans une plaquette de présentation du mouvement distribuée au Capitole. Un autre de ses soutiens n’est autre que le sénateur démocrate du New Jersey, Bob Torricelli, qui a été accusé par son adversaire républicain, Doug Forrester, d’avoir reçu 100 000 dollars des Moudjahidin pour financer sa campagne. Depuis le 11 septembre 2001, ces soutiens se sont logiquement faits plus rares.



Meeting des Moujahidines du Peuple le 24 janvier 2004, à Washington
En présence de Richard Perle, conseiller du Pentagone et des Gipsy Kings.

Le journal parlementaire états-unien The Hill recense, dans un article paru en avril 2003, les élus états-uniens qui continuent de défendre les Moudjahidines. Parmi ceux-ci, on trouve Ileana Ros-Lehtinen, présidente républicaine de la sous-commission aux relations internationales consacrée au Proche-Orient et à l’Asie centrale, mais aussi le congressman républicain du Colorado Tom Tancredo, Edolphus Town, Gary Ackerman, Lincoln Diaz-Balart et Sheila Jackson Lee. Des connexions politiques qui expliquent l’inertie états-unienne face aux Moudjahdines. D’après le département de la Justice, les représentants d’une organisation que le département d’État qualifie de terroriste ne sont pas nécessairement en violation de la loi fédérale, comme l’a expliqué l’un des porte-parole de l’équipe de John Ashcroft : « Le simple fait qu’un groupe soit désigné comme [une organisation terroriste étrangère] ne rend pas nécessairement ce groupe illégal ». Au contraire, l’organisation est même recensée par le département de la Justice en tant que lobbyiste sur le Foreign Agents Registration Act [43].


Dans le cadre de la guerre au terrorisme, les Moudjahidines sont un véritable enjeu politique pour la diplomatie états-unienne. Un laxisme de Washington sur ce dossier remettrait en cause le bien-fondé de sa lutte contre le terrorisme international. C’est pour cette raison qu’à la suite des opérations policières menées simultanément en Australie et en France contre les Moudjahidines du peuple, au début de l’été 2003, le département d’État et le département du Trésor ont attaqué à leur tour l’organisation en août, fermant ses bureaux et gelant ses comptes bancaires. Aujourd’hui, alors que le régime iranien se retrouve confronté à une grave crise institutionnelle, la tentation est grande pour les faucons de Washington d’avoir une nouvelle fois recours à son bras armé pour déstabiliser la République islamique. Mais l’administration Bush doit savoir, pour s’être plusieurs fois brûlé les doigts en voulant jouer aux apprentis sorciers dans la région, que la désignation d’un dirigeant iranien depuis l’étranger a peu de chances d’aboutir. La participation des Moudjahidines du peuple, aux côtés des troupes de Saddam Hussein, aux massacres de la guerre Iran-Irak et à la répression des insurrections chiites et kurdes de 1991, a depuis longtemps carbonisé la légitimité de l’organisation auprès de la population iranienne. L’idée de les voir associés d’une quelconque manière à l’exercice du pouvoir à Téhéran ne peut que faire frémir les observateurs avertis de la vie politique iranienne.


Paul LabariqueLes articles de cet auteur


[1] La Savak a été créée, en 1957, à Londres, par le MI6. Des cours de torture ont été dispensés par des officiers de la CIA. En outre, des commandos SAS britanniques ont entraîné et encadré l’armée impériale pour réprimer le mouvement kurde. En échange, le shah a accepté les conditions d’exploitations fixées par les compagnies pétrolières anglo-saxonnes, et l’installation d’une station d’espionnage électronique du GCHQ britannique à la frontière irano-soviétique.
[2] Les États-Unis étaient inquiets de voir leur protégé, Mohammed Rezâ Pahlavi, devenir de moins en moins contrôlable et manifester des ambitions régionales démesurées. Ils avaient donc décidé de le renverser au profit d’un tiers qu’ils pensaient, à tort, plus malléable.
[3] « L’offensive contre la révolution islamique en Iran », par Éric Rouleau, Le Monde diplomatique, octobre 1980.
[4] « La guerre ouverte succède au conflit de tendances au sein du mouvement islamique iranien », par Ahmad Fraoughy, Le Monde diplomatique, août 1981.
[5] D’après Une Guerre, de Dominique Lorentz, Les Arènes, 1997.
[6] Pour le détail de cette période, voir Une Guerre, op.cit.
[7] « Les négociations franco-iraniennes dans une phase difficile », par Alain Frachon, Le Monde, 23 janvier 1987.
[8] « Iran : un responsable provincial assassiné », Le Monde d’après l’AFP, 19 février 1987.
[9] « L’Irak annonce la suspension conditionnelle de ses raids sur les villes iraniennes », Le Monde, 20 février 1987.
[10] La branche militaire des Moudjahidin, l’Armée nationale de libération de l’Iran, se bat aux côtés des forces irakiennes sur le front. D’après « La "normalisation" avec Téhéran va bon train », par Yves Heller, Le Monde, 9 décembre 1987.
[11] « Mise au point du département d’État sur ses contacts avec les Moudjahidin », Le Monde d’après AFP, 24 avril 1987.
[12] « Après la libération de M. Charles Glass, Washington annonce le retour à Damas de son ambassadeur », Le Monde d’après AFP et Reuters, 21 août 1987.
[13] « Le ministère de l’Intérieur annonce l’expulsion de plusieurs dizaines d’opposants iraniens », Le Monde, 8 décembre 1987.
[14] « Le HCR demande des précisions à la France », par Isabelle Vichniac, Le Monde, 9 décembre 1987.
[15] « Onze des opposants iraniens promis à l’expulsion ont le statut de réfugié », Le Monde, 9 décembre 1987.
[16] « M.Jospin : brutal », Le Monde, 9 décembre 1987.
[17] « Le PS attaque M. Pasqua sur le sort des réfugiés », Le Monde, 14 décembre 1987.
[18] D’après Gérard Boureau, maître de conférence à l’université de Paris Sud, l’appartenance au mouvement des Moudjahidin du peuple était « dans l’intérêt » des réfugiés iraniens pour obtenir une carte de séjour, « la caution des Moudjahidin étant, jusqu’à présent, un élément jugé très positif dans un dossier ». Voir « Expulsions et contre-vérités », par Gérard Boureau, Le Monde, 29 décembre 1987.
[19] « Deux des Iraniens expulsés au Gabon sont reconduits à Londres et à Stockholm », Le Monde, 14 décembre 1987.
[20] « Une entorse au processus de normalisation avec Téhéran ? », Le Monde, 15 janvier 1988.
[21] « M. Chirac : "Nous soupçonnons une complicité entre l’Iran et les détenteurs d’otages" », Le Monde, 16 décembre 1987.
[22] « Les gestes sans équivoque de M. et Mme Mitterrand », par Yves Heller, Le Monde, 9 janvier 1988.
[23] « Les "doutes" et les "réserves" de M. Malhuret », Le Monde, 12 décembre 1987.
[24] « La "normalisation" avec Téhéran va bon train », par Yves Heller, Le Monde, 9 décembre 1987.
[25] « L’aboutissement d’une négociation obligée », Le Monde, 15 janvier 1988.
[26] « Un rapport de l’ONU accuse les Irakiens d’avoir fait "un usage répété" des armes chimiques », Le Monde, 3 août 1988.
[27] « La face cachée des Moudjahidin », par Elaine Sciolino, New York Times, paru dans Courrier International, 10 juillet 2003.
[28] « Iran : Opposition », Les Échos, 9 juin 1993.
[29] « Bonn refoule une opposante iranienne », par Lorraine Millot, Libération, 17 juin 1995.
[30] « Grandes manœuvres dans le Golfe », par Jean-Jacques Mevel, Le Figaro, 15 octobre 1997.
[31] « Triste jour pour la démocratie », Le Figaro, 28 octobre 1999. Pour la réalité de l’état des libertés fondamentales en Iran depuis l’arrivée au pouvoir de Khatami, voir le rapport de la Commission sénatoriale française des Affaires économiques et du Plan et notre article « La société iranienne paralysée », Voltaire, 5 février 2004.
[32] « Iran, Turkey agree to brand People’s Mujahedin, PKK "terrorists" : diplomat », AFP, 28 mars 2002.
[33] D’après un rapport d’Ahmed Rashid consacré aux Talibans, ces derniers auraient accueilli à plusieurs reprises des membres des Moudjahidin du peuple à Kandahar. « The Taliban : Exporting Extremism », par Ahmed Rashid, Foreign Affairs, novembre/décembre 1999.
[34] « Behind the rhetoric, US and Iran cooperating over Iraq », AFP, 1er décembre 2002.
[35] « Iraq-based Iranian opposition welcomes "ceasefire" with US », AFP, 22 avril 2003.
[36] « Ashcroft’s Baghdad Connection », par Michael Isikoff, Newsweek, 26 septembre 2002.
[37] « Iran ’terrorist’ group fins support on Hill », by Sam Dealy, The Hill, 2 avril 2003.
[38] « Iran, Turkey agree to brand People’s Mujahedin, PKK "terrorists" : diplomat », AFP, 28 mars 2002.
[39] D’après un rapport d’Ahmed Rashid consacré aux Talibans, ces derniers auraient accueilli à plusieurs reprises des membres des Moudjahidines du peuple à Kandahar. « The Taliban : Exporting Extremism », par Ahmed Rashid, Foreign Affairs, novembre/décembre 1999.
[40] « Behind the rhetoric, US and Iran cooperating over Iraq », AFP, 1er décembre 2002.
[41] « Iraq-based Iranian opposition welcomes "ceasefire" with US », AFP, 22 avril 2003.
[42] « Ashcroft’s Baghdad Connection », par Michael Isikoff, Newsweek, 26 septembre 2002.
[43] « Iran ’terrorist’ group fins support on Hill », by Sam Dealy, The Hill, 2 avril 2003.

http://www.voltairenet.org/article12526.html

miércoles, 24 de junio de 2009

National and Islamic Front in Iraq (FPNI) on Obama

National and Islamic Front in Iraq (FPNI) has replied to the U.S. President Obama speech in Cairo.

In a statement of its media office, the Patriotic, National and Islamic Front in Iraq (FPNI) has replied to the U.S. President Mr. Barak Obama speech in Cairo on Thursday June 4, 2009, as the following:

The name of God, the Merciful
(Statement)

Noble people of Iraq
Freedom Fighters of Pride and dignity,
Sons of our glorious Arab and Islamic nations,
Free men of the World,

Despite all the huge propaganda that preceded the U.S. President Mr. Barack Obama speech in Cairo on June 4th 2009, as the first speech by an American president addressing mainly the Islamic world, what President Obama said about Iraq was very obscure and imposes many questions that require clarification and clear declaration on the part of Obama and his administration.
Mr. Obama said the U.S. administration went to Iraq on its own and by its choice. But who authorized this administration to occupy a sovereign and independent nation, a founding member of the United Nations, the Arab League and the Organization of the Islamic Conference, and the Non-Aligned Countries with military force, without any international legitimacy and against the international community will.
If Mr. Obama wants to correct and enhance the image of the U.S. after the invasion and occupation of Iraq, he has to recognize very clearly and frankly the U.S. responsibility of all that Iraq has been exposed to as a people and a state: the human and the material losses, the destruction of its infrastructure and the obstruction of its cultural, scientific and social advancement during six years of the American control of all the capabilities of Iraq.
In addition, president Obama also said that the situation in Iraq is now better than before the occupation. We wonder how things are measured and which is the criterion of preference? Are the Iraqi people living in a situation of security and safety during all the years of occupation? Can an Iraqi family live an hour during the day or night under your occupation without worrying about their sons?
Where is the democracy that was promised by the Bush administration to the Iraqis in the context of promoting the invasion and occupation? Is it the democracy of the dozens of U.S. prisons and the prisons of the puppet government, where almost half a million of the Iraqis succumb? Or perhaps it is the democracy of the unidentified corpses, whose heads are severed or drilled by electric drillers? Is this the better situation you are referring to, Mr.Obama? Or is it the democracy of the sectarian division, of the allotment of gains of power and transferring them into sectarian bank credits, buildings and villas owned by the new rulers? Or is it the democracy the poverty and destitution, and the arrival of the percentage of the poor at 75 percent of the Iraqi people? Did Iraq before the occupation experience the violent chaos that it is experiencing today? Are the services given to the Iraqi people far better now than what the national regime gave them? Was the level of education and health as low as it is now in the democratic Iraq of (transparency and integrity) which people detests because of the so many crimes committed against them and in their names?
President said Obama: We will leave Iraq to its people. Who are its people according to Mr. Obama? Are they the despised agents who caused more suffering for the people through their abhorrent sectarian project, whose predictable consequences are dismantling the Iraqi social fabric? Are the people of Iraq in Mr. Obama and his administration point of view, are they the corrupt, counterfeiters and thieves who did not build a single school in Iraq after six years of the occupation, and whose financial and administrative scandals have made Iraq the first corrupt country in the world?

We say to Mr. Obama that the people of Iraq know their men, and they know who the builders of the country are, and who are responsible for its modern scientific and cultural renaissance. If (or because), Mr. Obama does not want to know the truth, or will not acknowledge it, but he has ignored the crimes of the U.S. forces in Iraq and the crimes of its servants in the Maliki government have committed against the Iraqi population. Mr. Obama has committed guilt of making his discourse obscure in regard to Iraq and its people.
Mr. Obama said that the withdrawal from Iraq will be in the year 2012. This is another obscurity as far as the previously announced U.S. timings are concerned. The treaty of submission (SOFA) has defined the year 2011 as the year of withdrawal of the last American soldier from Iraq. This is a new date, or is the U.S. administration the sole decider and will not commit to any agreement, as usual.
Finally, our people in Iraq know who the men of promise and fight are, it knows how they managed to force out more than one third of U.S. troops serving in Iraq. The brave Iraqi resistance of all orientations: patriotic, national, and Islamic has failed the occupation project and it is on its way to fail the abhorrent political process. The Iraqi people are the real incubator of the resistance and its brave men in order to return Iraq free, independent, Arabic and Muslim, and its occupants to leave defeated.
Allahu akbar
Long live Iraq; long live the glorious martyrs of Iraq and the Arab nation.

http://www.jabha-wqs.net/english_article.php?id=7172

sábado, 20 de junio de 2009

CIA has Distributed 400 Million Dollars Inside Iran to Evoke a Revolution



(PAP) -- Former Pakistani Army General Mirza Aslam Beig claims the US Central Intelligence Agency (CIA) has distributed 400 million dollars inside Iran to evoke a revolution.

In a phone interview with the Pashto Radio on Monday, General Beig said that there is undisputed intelligence proving the US interference in Iran.

“The documents prove that the CIA spent 400 million dollars inside Iran to prop up a colorful-hollow revolution following the election,” he added.

Pakistan’s former army chief of joint staff went on to say that the US wanted to disturb the situation in Iran and bring
to power a pro-US government.

He congratulated President Mahmoud Ahmadinejad on his re- election for the second term in office, noting that Pakistan relationship with Iran has improved during his 4-year presidency.

“Ahmadinejad’s re-election is a decisive point in regional policy and if Pakistan and Afghanistan unite with Iran, the US
has to leave the area, especially the occupied Afghanistan,” Beig added

http://www.inteldaily.com/

martes, 16 de junio de 2009

Detenidos al intentar cruzar la frontera italo-suiza con bonos USA por valor de 134.000 millones de dólares

Dos japoneses han sido detenidos por la policía italina al intentar cruzar la frontera italo-suiza con bonos USA por valor de 134.000 millones de dólares .

la policía pidió a la Comisión de Bolsa y Valores de EE.UU. autentificar los bonos que se encontraron en el falso fondo de una maleta transportada por dos viajeros japoneses que intentaban cruzar a Suiza.
Si los bonos son auténticos, la pareja sería cuarto mayor acreedor del gobierno de los EE.UU. , por delante del Reino Unido con US $ 128 mil millones de deuda .

Fuente de la noticia, completa en inglés:

Italian Police Ask SEC to Authenticate Seized U.S. Treasuries

By Sonia Sirletti and John Glover
June 12 (Bloomberg) -- Italy’s financial police said they asked the U.S. Securities and Exchange Commission to authenticate U.S. government bonds found in the false bottom of a suitcase carried by two Japanese travelers attempting to cross into Switzerland.
The bonds, with a face value of more than $134 billion, are probably forgeries, Colonel Rodolfo Mecarelli of the Guardia di Finanza in Como, Italy, said today. If the notes are genuine, the pair would be the U.S. government’s fourth-biggest creditor, ahead of the U.K. with $128 billion of U.S. debt and just behind Russia, which is owed $138 billion.
The seized notes include 249 securities with a face value of $500 million each and 10 additional bonds with a value of more than $1 billion, the police force said on its Web site. Such high denominations would not have existed in 1934, the purported issue date of the notes, Mecarelli said. Moreover, the “Kennedy” classification of the bonds doesn’t appear to exist, he said.
The bonds were seized in Chiasso, Italy. Mecarelli said he expects a determination from the SEC “within a few days.”
To contact the reporters on this story: Sonia Sirletti in Milan at ssirletti@bloomberg.netJohn Glover in London at johnglover@bloomberg.net

http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601101&sid=afJXAA1ahZyo

domingo, 24 de mayo de 2009

"Aspiramos a construir una izquierda política que sea leal con las luchas”


Entrevista a Esther Vivas, candidata de la lista Izquierda Anticapitalista (IA)


Martín Cuneo
Diagonal
Esther Vivas, activista social y autora de libros y publicaciones sobre globalización, movimientos sociales y consumo responsable.


DIAGONAL: Muchos de los integrantes de la lista provienen de los movimientos sociales y nunca se habían presentado como candidatos de un partido político... ¿Por qué apostar por la representación política en un parlamento? ¿Por qué no empezar con candidaturas municipales?


ESTHER VIVAS: Pensamos que hace falta una izquierda que rompa con las políticas social-liberales de gestión del sistema. Una izquierda que recupere una práctica política ligada a las luchas, impulsada por gente joven, por mujeres, por inmigrantes, en definitiva, por aquellos que sufrimos en primera persona las consecuencias de la globalización capitalista, de la privatización, del expolio. Creemos que es necesario empezar a construir un referente político y consideramos que nuestra iniciativa, de plantear una candidatura anticapitalista a las elecciones europeas en un contexto marcado por la crisis, es un primer paso en esta dirección.
No contraponemos nuestra candidatura a las europeas a otras experiencias políticas o iniciativas de tipo local, como por ejemplo las diversas experiencias de candidaturas locales que hay en Catalunya, al contrario, forman parte de una misma lógica, la de la búsqueda de una alternativa a lo existente.


D.: En estas elecciones también se presentan otras iniciativas, con un discurso en ocasiones semejante a IA en sus visiones sobre la crisis y el modelo de Estado... ¿por qué no una candidatura conjunta?


E.V.: Pensamos que el acuerdo con otras organizaciones políticas debe de ser fruto de procesos que se construyen “desde abajo” y en el tiempo, fruto de una confluencia real en las luchas sociales, cosa que no se ha dado de forma suficiente hasta ahora. No creemos en acuerdos electorales por arriba ni “en frío”. Por este motivo, no hemos planteado una candidatura conjunta con otras organizaciones, pero sí una iniciativa abierta a todas aquellas personas con las que compartimos objetivos y luchas en la práctica. El nuevo referente político a construir no debe de ser resultado simplemente de una suma de siglas, sino de la convergencia entre lo mejor de la tradición obrera, de los nuevos movimientos sociales y de la incorporación de nuevas generaciones de militantes, sólo así podremos construir una auténtica izquierda ligada a las luchas y a los movimientos de base. El gran reto histórico es organizar políticamente a muchos de las y los activistas activos socialmente pero que permanecen escépticos acerca de la posibilidad de construir una alternativa política.


D.: Otros partidos de izquierda también han apelado, y apelan actualmente, a los movimientos sociales, para representar en el Parlamento sus luchas. ¿Cuál es la diferencia en el caso de IA?
E.V.: Bueno, en realidad, nosotras y nosotros no apelamos a los “movimientos sociales”; estamos en ellos, antes, en y después de las elecciones. Ése es nuestro compromiso fundamental. Por eso, la palabra “representar” nos parece exagerada. Aspiramos a construir una izquierda política que sea leal con las luchas y movimientos sociales, que pueda ser apoyada pero también controlada por ellos. Ésta es la condición para que pueda haber representantes parlamentarios que merezcan confianza.


D.: La crisis económica y la situación en el País Vasco, con la proscripción de la izquierda abertzale de las instituciones, marcan las elecciones europeas en el Estado español. ¿Qué análisis tiene IA en estos dos asuntos? ¿qué salidas propone?


E.V.: Por decirlo en pocas palabras, la estrategia capitalista frente a la crisis se basa en una gigantesca e inacabable transferencia de fondos públicos a entidades financieras y a empresas privadas. Desde Izquierda Anticapitalista proponemos una estrategia que empiece exactamente en sentido inverso: hay que lograr la devolución al espacio público no sólo del dinero público expropiado por las políticas neoliberales por medio de privatizaciones, rebajas o anulación de impuestos directos, etc., sino también de los derechos sociales que nos han arrebatado, poner fin a la mercantilización de la vida que, bajo gobiernos de cualquier signo se ha impuesto desde hace ya 30 años.

En cuanto al “conflicto vasco”, apostamos por una solución negociada y por una salida democrática, que tiene que basarse en el reconocimiento del derecho de autodeterminación de Euskal Herria. El primer paso debería ser derogar la antidemocrática Ley de Partidos y anular el proceso fraudulento del 18/98.


D.: ¿Cómo se está desarrollando la campaña? ¿Qué apoyos habéis recibido?


E.V.: La recogida de firmas ha ido muy bien: hemos encontrado mucho ánimo, mucha simpatía, muchas ganas de encuentro incluso con gente que no conocíamos. De hecho, hemos conseguido más de 18 mil firmas en pocos meses, cuando la Junta Electoral Central pedía 15 mil, y se han creado unos cuarenta comités de apoyo en todo el Estado integrados por gentes de IA y por gentes pertenecientes a distintos movimientos sociales.
Vamos a buscar el mayor número de votos posibles, claro, pero nuestro baremo para medir el éxito de la campaña no es la elección de diputados, sino ampliar y fortalecer la confianza y la convergencia entre la izquierda política anticapitalista y la izquierda social en el Estado español.



jueves, 21 de mayo de 2009

Un nuevo enfoque sobre el 11 de septiembre

por David Ray Griffin*

El profesor David Ray Griffin es una distinguida personalidad en el movimiento por la verdad sobre el 11 de septiembre en los EEUU y viene de realizar una gira en Europa dando varias conferencias que ha contado con numeroso público y que reproducimos aquí a continuación. El profesor Griffin hace un balance de cómo ha evolucionado la visión en su país acerca del 11/S: numerosas asociaciones profesionales se han creado y han realizado estudios, análisis e investigaciones científicas que demuestran la gran mentira de la versión oficial del presidente Bush de estos atentados. El FBI por su lado ha indicado no contar con ningún elemento permitiendo de acusar a Osama Bin Laden como responsable. También se ha demostrado que las pretendidas llamadas telefónicas de los pasajeros hechas desde los aviones secuestrados nunca existieron. La versión gubernamental no tiene ya ninguna consistencia.

He titulado mi conferencia «Un nuevo enfoque sobre el 11 de septiembre». Al sugerir que es hora ya de ver aquellos hechos con nuevos ojos, estoy pensando sobre todo en los que decidieron, desde hace mucho tiempo, que los atentados del 11 de septiembre se desarrollaron de la manera en que los describe la administración Bush-Cheney, y como se afirmó en los informes oficiales; estoy pensando en los que creen que el Movimiento por la Verdad sobre el 11 de septiembre, que pone en duda aquella versión de los hechos, se compone de adeptos de la teoría de la conspiración, desprovistos de toda capacidad de juicio objetivo. Esas personas, en su mayoría periodistas, que se han forjado su opinión desde hace tiempo, son impermeables a cualquier argumento que presente nuestro Movimiento. Se conforman con levantar los ojos al cielo y continuar su camino.

Pero nuestro Movimiento, al igual que los elementos con los que contamos, ha evolucionado considerablemente en estos tres últimos años. Rechazar de entrada nuestros argumentos, sin tomarse el tiempo necesario para examinarlos, no es un acto racional. Hoy más que nunca resulta inconcebible el levantar los ojos al cielo sin demostrar la naturaleza irracional de aquellos a los que se trata de desacreditar llamándolos «adeptos de la teoría de la conspiración».

Mi conferencia se dirige también, aunque indirectamente, a mis amigos, miembros del Movimiento por la Verdad. Algunos de ellos estiman, efectivamente, que como Bush y Cheney ya no están en funciones y como la administración Obama ha revocado algunas de las políticas basadas en los hechos del 11 de septiembre, ya no es tan importante que se sepa la verdad. Otros, al ver que la administración Obama sigue partiendo del principio que fue al-Qaeda quien atacó los Estados Unidos el 11 de septiembre, han llegado a la conclusión que no hay esperanza alguna de que se sepa la verdad y que lo mejor que podemos hacer es rendirnos.
Quiero decirles a todos ellos que la búsqueda de la verdad es ahora más importante que nunca, ya que muchas políticas, empezando por la guerra en Afganistán, no han sido modificadas. Además, la actual coyuntura, en la que los cambios políticos vienen a agregarse a la evolución de nuestro Movimiento, nos ofrece actualmente, por vez primera, una posibilidad razonable de obtener una verdadera investigación.

Entraré ahora en el tema de mi conferencia. ¿Por qué los adeptos de la teoría oficial de la conspiración tendrían que aceptar echar una nueva mirada al 11 de septiembre. Y estoy utilizando con toda intención el término «adeptos de la teoría oficial de la conspiración». Muy a menudo, la gente que cree en la teoría oficial sobre el 11 de septiembre llama desdeñosamente a los miembros del Movimiento por la Verdad «adeptos de la teoría de la conspiración», lo cual no es racional. Se habla de conspiración cuando varias personas conspiran en secreto para cometer un acto ilegal, como un asalto contra un banco o cualquier tipo de estafa.

Creer en una teoría de la conspiración, cuando se trata de un hecho, significa simplemente creer que ese hecho es resultado de una conspiración. Según la interpretación del 11 de septiembre que hizo el tándem Bush-Cheney, y que se convirtió en versión oficial, los atentados fueron resultado de una conspiración entre Osama Ben Laden y 19 miembros de al-Qaeda. Esa versión oficial es, por consiguiente, una teoría de conspiración.

Eso quiere decir que cada cual defiende su propia teoría de la conspiración sobre el 11 de septiembre. El debate sobre el 11 de septiembre no es, por consiguiente, un debate entre adeptos y antiadeptos de la teoría de la conspiración. Se trata simplemente de un debate entre quienes aceptan la teoría de la conspiración de la administración Bush-Cheney y los que se inclinan por una teoría alternativa, según la cual el 11 de septiembre fue producto de una conspiración en el seno de esa administración.

Los defensores de la teoría oficial de la conspiración no pueden por tanto, de manera racional, rechazar la teoría alternativa simplemente porque se trate de una teoría de la conspiración. La única interrogante racional que hay que plantearse es la siguiente: ¿Cuál es la teoría que mejor se sostiene en base a elementos probatorios?

Quiero precisar que cuando utilizo el término «teoría oficial de la conspiración» no lo hago de forma peyorativa. No hay nada de malo en el hecho de creer en esa teoría. Yo mismo la acepté, al principio. El problema es saber si usted cree en ella verdaderamente, si usted está tan convencido de la teoría oficial que eso le impide ver de manera objetiva los elementos que puedan contradecirla.

Razones para ver con escepticismo la teoría de la conspiración de Bush-Cheney Hoy más que nunca resulta irracional seguir creyendo en la teoría oficial de la conspiración, ya que disponemos de muchos elementos nuevos en comparación con el momento en que se grabó esa teoría en las mentes.
No sabíamos en aquel entonces, por ejemplo, que la administración nos iba a contar mentiras enormes, que provocarían a su vez millones de víctimas, entre ellas miles de americanos. Y mucho antes de mentir sobre las armas de destrucción masiva en Irak, la Casa Blanca había ordenado a la Agencia de Protección del Medio Ambiente, justo después del 11 de septiembre, que mintiera sobre la calidad del aire en el lugar donde se encontraba el World Trade Center.

El resultado es que alrededor del 60% de las personas que participaron en las operaciones de salvamento o de limpieza de los escombros hoy en día están enfermas, cuando no están muertas, y que la cantidad que va a morir como consecuencia de diversas enfermedades va a ser probablemente superior al número de víctimas que dejaron los propios hechos del 11 de septiembre. Ante tales hechos, sería difícil afirmar que la administración Bush-Cheney no estaba moralmente implicada en la organización del 11 de septiembre y en la disimulación de estos.

Tenemos también otras razones, poco conocidas en aquel entonces, que nos llevan a ser escépticos en cuanto a los informes oficiales. La mayoría de la gente creyó que la Comisión Investigadora sobre el 11 de septiembre se encontraba bajo la dirección de sus dos copresidentes: Thomas Kean, ex gobernador republicano, y Lee Hamilton, ex miembro demócrata del Congreso. Por consiguiente, aquella Comisión Investigadora parecía independiente, y no partidista. Pero la Comisión estuvo en realidad bajo la dirección de Philip Zelikow.

Fue Zelikow quien dirigió el equipo de 85 personas y quien se encargó de elaborar el Informe de la Comisión Investigadora sobre el 11/9. Y Zelikow era ante todo un miembro de la administración Bush-Cheney, cercano en particular a Condoleezza Rice, con quien coescribió un libro. Gracias a un libro de Philip Shenon, periodista del New York Times, sobre la Comisión Investigadora, ahora sabemos que Zelikow se mantenía en contacto con Rice, al igual que con Karl Rove, por aquel entonces secretario adjunto de la Casa Blanca. Shenon revela que, incluso antes de que el equipo comenzara su trabajo, Zelikow ya tenía trazadas las grandes líneas del Informe, y hasta había escrito los «títulos y subtítulos de los capítulos y títulos de secciones». Shenon nos dice también que Kean y Hamilton se habían puesto de acuerdo con Zelikow para que el equipo no conociera la existencia de aquel plan preestablecido.

En el libro que escribieron juntos sobre la Comisión Investigadora, Kean y Hamilton acusan a los «partidarios de la teoría de la conspiración» de que no basan sus teorías en los hechos sino que parten de sus teorías para buscar hechos que las corroboren. Kean y Hamilton afirman que, por el contrario, la Comisión Investigadora se basó en hechos probatorios y no en una conclusión: «Estábamos allí para oponer una teoría o una interpretación del 11 de septiembre a otra», escribieron. Admitieron, sin embargo que Zelikow atribuyó «el tema de al-Qaeda a [uno de los miembros del equipo]», a quien se le pidió «contar la historia de la más lograda operación de al-Qaeda: los atentados del 11 de septiembre». Si eso no es partir de una teoría, ¿de qué otra forma se le pueda llamar?

Si la Comisión Investigadora no fue independiente de la administración Bush-Cheney, ¿qué se puede decir entonces del NIST (el Instituto Nacional de Normas y Tecnologías), que redactó los informes oficiales sobre la destrucción del World Trade Center? El NIST es una agencia del ministerio americano de Comercio. Era, por consiguiente, una agencia que dependía, en aquel entonces, de la administración Bush-Cheney y se encontraba bajo la dirección de una persona nombrada por aquella administración.

Un ex empleado del NIST reveló recientemente que este organismo fue «ampliamente desviado del campo científico hacia el campo político». Los científicos que trabajaban para el NIST, afirma esa persona, «perdieron [su] independencia científica, y no eran más que ‘ejecutantes’». Y agrega: «Todo lo que producían los ejecutantes pasaba por el filtro de la dirección, y se evaluaba según criterios políticos, antes de la publicación.»

Además, según esa persona, los informes del NIST sobre el World Trade Center también tuvieron que ser sometidos a la aprobación de la Agencia de Seguridad Nacional (NSA) y del Buró de Administración y Presupuesto –«brazo del Buró Ejecutivo del presidente»–, quien a su vez «había delegado especialmente a una persona para que supervisara nuestro trabajo.

Los informes del NIST, que afirman que las Torres Gemelas y el edificio 7 se derrumbaron sin ayuda de explosivos, son más informes políticos que científicos –lo cual confirma cualquier examen serio. No se concibe que los autores, personas que ostentan diplomas de física y de ingeniería, pudieran creer realmente lo que allí escribieron.

El nuevo rostro del Movimiento por la Verdad....SEGUIR LEYENDO AQUÍ


*David Ray Griffin, es profesor emérito de filosofía de las religiones y de teología en la Claremont School of Theology y la Claremont Graduate University.
Es también codirector del Center for Process Studies, que divulga y desarrolla la corriente filosófica de Alfred North Whitehead, basada en las ciencias.
Griffin ha publicado 34 libros, entre ellos 7 sobre el 11 de septiembre, 3 de los cuales han sido traducidos al francés: Le Nouveau Pearl Harbor, Omission & manipulations de la Commission d’enquête (premio de la Fundación Helios en 2006) y La Faillite des médias (medalla de bronce en la categoría Actualidades del Independent Publisher Book Awards en 2008).
Su más reciente obra es The New Pearl Harbor Revisited: 9/11, the Cover-Up, and the Exposé, elegido en noviembre del año 2008 como «Selección de la Semana» por Publishers Weekly (el equivalente estadounidense de Livres Hebdo).
Sus 2 próximos libros estarán dedicados al 11 de septiembre y tendrán por título: Oussama ben Laden: Dead or Alive? y The Mysterious Collapse of World Trade Center 7: Why the Final Official Report about 9/11 is Unscientific and False.

FUENTE

miércoles, 13 de mayo de 2009

Las Células del Espionaje Israelí Colapsan; Se muestra el Equipo Confiscado

Hussein Assi 12/05/2009

Día tras día, más células vinculadas con el Mossad están colapsando en Líbano.

En sólo un mes, seis redes formadas por decenas de espías y agentes al servicio de Israel han sido descubiertas en varias ciudades del sur y más van a serlo pronto.

Estas células fueron descubiertas gracias a la fructífera coordinación entre la seguridad de la Resistencia, el Directorio de Inteligencia del Ejército Libanés y la Rama de Información de las Fuerzas de Seguridad Interna (FSI).

Por supuesto, el descubrimiento de las células ha sido en sí mismo un logro del sistema de seguridad libanés. Sin embargo supone también un escándalo para el enemigo sionista y para todos aquellos que buscaron restar importancia a su papel y sus planes devastadores, excluyendo su implicación en todos los actos terroristas que tienen lugar en el país.

Así pues y a diferencia de lo que algunos libaneses pretendan creer, Israel no ha abandonado el país y no lo hará por su propia voluntad. Los agentes descubiertos en todo el país son la mejor prueba de ello.

La investigación de estas redes ha llevado al descubrimiento de más hechos sorprendentes a todos los niveles. Los agentes no se limitaron a permanecer neutrales en medio de una devastadora guerra contra su país, sino que tampoco dudaron en ayudar al enemigo a hallar “sus objetivos.”

Además, la inspección de los equipos confiscados a los espías vinculados a Israel mostró un espionaje dotado de instrumentos de alta tecnología. Un refrigerador utilizado para transmitir fotos de Líbano y Siria está valorado en 100.000 dólares y un USB en 70.000. Según los informes de prensa, las fuerzas de seguridad han logrado descodificar los códigos utilizados por los aparatos y equipos utilizados y han llegado a conocer sus técnicas y características.

El lunes, la policía libanesa mostró al público el equipo que, según un responsable de seguridad, fue utilizado por las redes de espías israelíes dentro del país, incluyendo un refrigerador de agua con un dispositivo que le permitía leer mapas. “El equipo fue utilizado para identificar cientos de objetivos en territorio libanés antes y después de 2006, algunos de los cuales fueron bombardeados aquel año,” dijo el responsable a los periodistas.

Además del refrigerador de agua, cabe citar una cartera de cuero y unos llaveros con compartimentos secretos así como una lata de gasolina que se utilizaba para ocultar minicintas, una radio y documentos de identificación falsificados. Los supuestos espías utilizaban algunos artefactos que parecían inocuos para comunicarse con Israel utilizando mensajes en clave, dijo el oficial.

Una fuente de seguridad libanesa destacó el alto precio de parte de los equipos, como el refrigerador utilizado por el general libanés Adib al Alam, que está valorado en unos 100.000 dólares.

El diario As Safir dijo que los detenidos habían realizado “importantes confesiones.”

Alam solía almacenar algunas fotos que sacaba en Líbano y Siria en dos pequeños refrigeradores y más tarde las enviaba a Israel.

GENERAL RIFI: MÁS CÉLULAS SERÁN DESMANTELADAS PRONTO

Entretanto, el jefe de las Fuerzas de Seguridad Interna Libanesas, Ashraf Rifi, negó cualquier vínculo entre el descubrimiento de las células y la potencial victoria de la oposición en las próximas elecciones libanesas, señalando que los dos temas eran completamente diferentes.

El general Rifi, que se reunió el lunes con el primer ministro Fuad Saniora y discutió con él el tema de las células descubiertas, fue citado por el diario libanés As Safir diciendo que la persecución contra las células del Mossad era un tema central de las Fuerzas de Seguridad Interna y su Rama de Información. Él dijo que la falta de capacidad había impedido la consecución de logros en el pasado, pero señaló que la situación hoy era mucho mejor.

Rifi realizó también un comentario acerca de las afirmaciones que señalan que su Rama estuvo dedicada a vigilar a las figuras de la oposición y de Siria en los pasados cuatro años y esto les había impedido perseguir a las células israelíes y dijo que tales acusaciones eran impropias. “Necesitábamos algún tiempo para fortalecernos con el fin de hacer frente a las células vinculadas al Mossad que se extendían en la profundidad de Líbano,” dijo. Él añadió que la amenaza israelí no era un juego “y todos los que deseen hacer frente a la misma y confrontarla deben estar plenamente preparados para ello.”

El jefe de las FSI dijo que las fuerzas de seguridad habían arrestado a un agente del Mossad hace unos pocos meses, pero mantuvieron su identidad en secreto “porque suponíamos que este logro no era suficiente y que no debíamos enorgullecernos antes de haber completado la misión.” Él añadió que esta acción había allanado el camino para el desmantelamiento de muchas células de espionaje en Líbano.

Rifi señaló que el arresto del general retirado Adib Alam había jugado un papel fundamental y decisivo en la neutralización de varias células. El general de las FSI dijo que esperaba que algunas más fueran desmanteladas pronto.

http://www.almanar.com.

Mas información sobre las anteriores detenciones,un miembro de la célula (A.A.) era el primo de Abdul Rahman Awad, que se cree que es el sucesor del líder de Fatah al Islam, Shakir Abssi.

martes, 5 de mayo de 2009

Israel Ensaya un Ataque contra Irán sobre Gibraltar

Mohamad Shmaysani 03/05/2009
Mientras EEUU está hablando acerca de un diálogo con Irán, Israel puede estar preparándose para la segunda opción: aviones de la Fuerza Aérea Israelí participaron recientemente en unas maniobras entre Israel y la colonia británica de Gibraltar cerca del sur de España, señaló el semanario francés L´Express el pasado fin de semana. Según el reportaje, el ejercicio fue llevado a cabo a 3.800 kilómetros de distancia de la Palestina ocupada y prueba que el ejército de ocupación israelí tiene planes para atacar sitios nucleares y sensibles de Irán.

Mientras tanto, el Jerusalem Post ha sabido que los reservistas de la Fuerza Aérea israelí que operan los sistemas de defensa antimisil Arrow y Patriot han comenzado recientemente a pasar un día a la semana de servicio para incrementar su habilidad con estos sistemas, entre el temor de que en caso de un conflicto con Irán decenas de misiles de largo alcance iraníes sean lanzados contra Israel.

“Estamos trabajando duro para estar preparados para la amenaza iraní,” dijo un alto oficial de la Fuerza Aérea Israelí. “Estamos preparándonos para ataques con misiles, cabezas divididas y otras sorpresas y necesitamos que todos, incluyendo los reservistas, mantengan un alto nivel operacional.”

Las maniobras abarcan varios escenarios, incluyendo el lanzamiento masivo de misiles contra Israel desde varios países al mismo tiempo y la necesidad de que un operador decida qué misil debe intentar interceptar primero y en qué fase de su vuelo.

“Existen difíciles dilemas a los que los operadores hacen frente en lo que se refiere a la defensa antimisiles,” dijo el oficial.

El pasado mes, la Fuerza Aérea de Israel realizó su prueba 17ª en la que un misil interceptor Arrow-2 derribó un misil que reproducía un misil balístico iraní Shihab.

A finales de este año, la Fuerza Aérea Israelí celebrará un ejercicio masivo y sin precedentes con fuerzas militares estadounidenses con el fin de probar tres diferentes sistemas balísticos de defensa antimisil, incluyendo el Arrow, fabricado en Israel, y los norteamericanos THAAD y Aegis, que serán llevados especialmente a Israel para el ejercicio.

El radar norteamericano X-Band de alta potencia, desplegado en el Desierto del Neguev a finales de 2008 como regalo de despedida del ex presidente estadounidense George W. Bush, participó en el reciente ejercicio del Arrow y siguió al blanco que se aproximaba.

Fuentes militares señalaron que este radar podía suministrar una alerta con “varios minutos” de antelación desde que un misil es lanzado desde Irán hasta que se supone que impacta en Israel.

GATES: UN ATAQUE CONTRA LOS SITIOS NUCLEARES DE IRÁN SÓLO PUEDE COMPRAR TIEMPO

Por su parte, el secretario de Defensa de EEUU, Robert Gates, dijo que un ataque militar contra las instalaciones nucleares de Irán serviría meramente para “comprar tiempo” y empujaría a Irán a desarrollar su programa nuclear de una forma más oculta. Gates añadió que las sanciones de la ONU son “la única vía para eliminar la determinación de Irán de tener armas nucleares.”

Hace dos semanas, el London Times informó que el Ejército israelí se estaba preparando para lanzar un ataque aéreo masivo contra las instalaciones nucleares de Irán al cabo de pocos días de recibir la aprobación de su gobierno.

“Israel quiere saber si, en el caso de que sus fuerzas reciban luz verde, ellas podrían atacar Irán en cuestión de días o incluso de horas. Ellos están haciendo preparativos a todos los niveles para esta eventualidad. El mensaje a Irán es que la amenaza no consiste sólo en palabras,” señaló un reportaje que cita a un responsable del establishment de defensa.

Entre los pasos adoptados para preparar a las fuerzas israelíes para lo que podría ser un muy arriesgado ataque, que requeriría bombardeos aéreos precisos, están la adquisición de tres Aparatos de Advertencia y Control (AWACS) y misiones regionales para simular el ataque, señala el reportaje.

The Times también indicó que entre los recientes preparativos de la Fuerza Aérea estuvo el ataque israelí contra un convoy de armas en Sudán que estaba destinado presuntamente a los militantes de la Franja de Gaza.

almanar

domingo, 19 de abril de 2009

Israel and 9-11 : MORE EVIDENCE THAT MOSSAD PUT SUPER-THERMITE IN THE WTC


NOW THAT WE HAVE PROOF THAT SUPER-THERMITE PULVERIZED THE TWIN TOWERS, WHAT DO WE DO?
By Christopher Bollyn,



http://www.bollyn.com/
http://www.bollyn.info/



Bring this information to the attention of every newspaper in the United States -- and around the world. Demand that the media and politicians at every level address the scientific evidence that proves that Osama bin Laden and his twenty thieves did not destroy the World Trade Center. Ask them to investigate and explain who put tens of tons of super-thermite in the Twin Towers.



Now that we have proof that super-thermite was used to demolish the Twin Towers of the World Trade Center, the question is how was it put into the towers? And who put it there? The quantity of thermite in the towers must have been huge based on the amount found in the dust.While Dr. Niels H. Harrit, one of the authors of the thermite study, told Danish TV2 that he suspected that as much as 100 tons of thermite may have been brought in on "pallets" – I suspect that some of it may have been applied as a spray.



The spraying of the extremely explosive nano-composite thermitic solution may have been disguised as an asbestos abatement project. By applying a film of super-thermite to floors and other surfaces the pulverization of the concrete could have been effected. This explains how so much concrete was pulverized. The huge amount of residual super-thermite also explains the incredibly hot fires that burned at temperatures hotter than the boiling point of iron beneath the rubble for months after the collapses.One such asbestos abatement project was begun at the World Trade Center in the fall of 2000.
Here is the notice of the project:



Contract WTC-115.310



The World Trade Center Removal and Disposal of Vinyl Asbestos Floor Tiles and Other Incidental Asbestos-Containing Building Materials Via Work



Order Estimate Range: $1,000,000 annually
Bids due Tuesday, October 17, 2000.



This contract was offered and the work was begun during Lew Eisenberg's reign as head of the Port Authority. This is before Larry Silverstein obtained the leases, but during the time that the privatization process was well underway. The director of the New York privatization program was Ronald Lauder, who has very close ties to Israel's intelligence agency, the Mossad, e.g. the Lauder school at the IDC, Mossad's private university in Herzliya, Israel.
I spoke with Burton Fried of LVI demolition and asbestos abatement several years ago about the report that his company had done this work. I tried to reach him again today at his office in Westport, Conn., but was told that he was out of the office until Monday.



Previously, Fried denied that LVI had done the work and said that a company called AASI had. The report that LVI had done the work, however, was reported in ENR, an engineering magazine of record, on September 13, 2001. The ENR reporter stood by her report that LVI had done the work; she said that LVI had been the source of the information.



LVI is a company that works on large-scale demolition projects by preparing the structure for the placement of explosives, usually done by Controlled Demolition Inc. (CDI) of Phoenix, Maryland. I then filed an FOIA with the Port Authority of New York and New Jersey to learn who had worked in the towers in the year before 9-11.



The long awaited response from the Port Authority was that all the records were assumed to have been destroyed in the collapses. How convenient.This discovery presents us with a new key question that must be answered: Who loaded the Twin Towers with super-thermite? It is only a matter of time now before we discover who loaded the buildings with tons of super-thermite and how they did it. The architects of terror never thought we would get this far, but we have. The tables are now turned 180 degrees. We are no longer "conspiracy theorists" – they are.



The New York Times, CNN, FOX News, and the U.S. government will eventually have to deal with the new reality. Osama Bin Laden certainly did not put super-thermite in the World Trade Center. So, who did?We cannot accept a split reality where the rational mind understands the scientific facts and physical evidence that disprove the unproven fairy tale of Arab terrorism. The scientists have now proven beyond a shadow of a doubt that the fairy tale is a pack of lies. These two competing versions of events cannot both be true. The 9-11 game is over, it ended with the publication of the evidence of super-thermite in the WTC dust. Now it is only a matter of time now before the guilty are exposed. The mass media and government must deal with the facts. They can no longer avoid the truth of what really happened on 9-11.



If anyone has any information about this "asbestos abatement" work or how super-thermite may have been loaded into the towers in 2000-2001, please send an email to bollyn.books@yahoo.com
Thank you.
Sources:
Niels H. Harrit on Denmark's TV2 News, April 6, 2009 (high resolution) http://agenda911.dk/article.php?story=nanothermite_tv2news

viernes, 17 de abril de 2009

A Citizen Action Plan to Demand the Truth of 9-11

Evidence of thermite was evident from the first moment. The light-orange explosive cloud to the left is coming from the point of impact. The whitish clouds are indicative of pre-planted thermite explosives in the area targeted for impact.

By Christopher Bollyn,
http://www.bollyn.com/
http://www.bollyn.info/

"You are apparently doing a fantastic job on the 911 research issue. This is a collective effort and it is wonderful to know that people like you are so actively promoting the truth. Keep up the good work!!!"- Dr. Niels H. Harrit, co-author of the paper showing active thermite in the WTC dust to Christopher Bollyn, April 16, 2009
It is time for concerned citizens to ramp up the political pressure for the truth of 9-11. As Dr. Harrit wrote, "this is a collective effort." It is time for a citizen action plan to demand accountability by our media and political leaders!
Today, more than 7 years after the terrorism that changed the world, we now have scientific proof that the Twin Towers were demolished - using an extremely powerful form of Thermite, a highly energetic nano-composite known as Super-Thermite.

Active bits of this incredibly powerful explosive were found in 4 different samples of dust from the collapsed towers.My recent article, Super-Thermite Demolished Twin Towers on 9-11: Game Over for Criminals and Cover Up, explains the historic significance of the publication of this scientific discovery. In Denmark and Estonia, two staunch allies in the War on Terror, this discovery, which disproves the official version of events, has already been published and discussed in the national news media.
We cannot allow this crucial discovery to be ignored by the politicians and media in Australia, Canada, the United Kingdom, and the United States of America.In Denmark, Dr. Niels H. Harrit, one of the authors of the research paper, discussed the significance of this discovery on a television news program.

In Estonia, the discovery of Super-Thermite was reported in the national news magazine, Eesti Ekspress.What we have to do as concerned citizens with moral courage seeking the truth of what really happened on 9-11 is to spread this information to our local news media and ask them to publish the information about this crucial discovery.
We also have to bring this discovery to the attention of our local politicians, representatives and senators in the U.S. Congress. We the people have to use our power to force this issue to be discussed in the media and the halls of power. As I said in my articles about this discovery, the writing on the wall is clear for the 9-11 criminals and those involved in the cover-up: it says "Game Over." It is time for us to pull the plug on those who have hijacked the truth about 9-11 for more than 7 years.

I urge you to send the link to the scientific paper entitled "Active Thermitic Material Discovered in Dust from the 9-11 World Trade Center Catastrophe" to your local and national news media. Send it to your political leaders at the local, state, and national levels.
Demand that they address this discovery and investigate who is responsible for putting massive amounts of Super-Thermite in the Twin Towers before 9-11.Thank you, for your support and efforts to spread the truth about 9-11. I am currently working to put my book Solving 9-11 together for publishing this spring.

Please consider sending a donation to support my work. A donation can be most easily sent by clicking on the link to support my research and writing: http://www.bollyn.com/
Thank you for your support,Sources:Bollyn, Christopher, "Super-Thermite Demolished Twin Towers on 9-11: Game Over for Criminals and Cover Up," April 14, 2009Bollyn, C., "Super-Thermite Found in World Trade Center Dust," April 5, 2009 Both at: http://www.bollyn.com/index.php?id=10095Harrit, Niels H. et al, "Active Thermitic Material Discovered in Dust from the 9/11 World Trade Center Catastrophe,"

The Open Chemical Physics Journal, Volume 2, 2009, ISSN: 1874-4125, pp.7-31 (25) Authors: Niels H. Harrit, Jeffrey Farrer, Steven E. Jones, Kevin R. Ryan, Frank M. Legge, Daniel Farnsworth, Gregg Roberts, James R. Gourley, Bradley R. LarsenThe complete 25-page paper can be downloaded in pdf format:

http://www.bollyn.com/public/Active_Thermite_at_WTC.pd%20for from the publisher: http://www.bentham-open.org/

Niels Harrit, a Danish scientist and co-author of paper, on the evidence of super-thermite in the WTC dust, TV2 News, Denmark, April 6, 2009
http://www.youtube.com/watch?v=8_tf25lx_3o

domingo, 5 de abril de 2009

24 niños afganos descubiertos en las cloacas de Roma


NOUVELOBS.COM | 05/04/2009 | 09:14
Según la policía, los niños han pasado por Irán, Turquía y Europa oriental en camiones antes de cruzar el Mar Adriático a bordo de embarcaciones de contrabando ocultos en las llantas o los transbordadores.

La policía italiana descubrió veinticuatro niños de Afganistán de entre 10 años y 15 años que viven sin sus padres en las alcantarillas de una de las principales estaciones de tren en Roma.
Ésta es la información aparecida en tempsreel.nouvelobs dónde pueden leer el articulo completo.

Opinión de garbi:

Resulta que occidente está en Afganistán para llevar la democracia, libertad y una vida mejor, eso es lo que dicen los gobiernos que tienen desplegadas las tropas en MISIÓN DE GUERRA en Afganistán por mucho que Zapatero y los demás hipócritas se empeñen en decir que están por razones humanitarias, vista esta información de Roma, queda deslegitimado cualquier presidente de los estados que están presente en esa zona de Asia Central.
Jamás de los jamases se han visto por Europa niños afganos que hayan huido de su tierra por culpa de los talibanes, los señores de la guerra, la URSS o “la madre que los parió“, ahora que han llegado los auténticos terroristas de la humanidad no tienen más remedio que huir del terrorismo que les acecha diariamente.
Visto lo visto en el planeta con "los nuevos terroristas encubiertos bajo el manto de la OTAN y el ejercito de EEUU" solamente nos queda fijarse en otros modelos mas acorde con lo que nos rodea....”La insurrección que viene” puede ser un buen punto de partida.
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